Simplifier nos achats de  »non-rentrée »

Dans le magnifique domaine qu’est l’école à la maison, la phrase m’ayant le plus marquée est la suivante:  »Il y a autant de façons de faire l’école à la maison qu’il y a de familles. » Et c’est tellement vrai!!! J’ai tellement cherché à nous identifier à une technique/pédagogie bien précise et ce plusieurs fois dans une même année! Il y a tant de ressources, de sites, de blogues, de vlogs et je souhaitais toujours pouvoir trouver LA MEILLEURE recette parfaite pour nous! N’ayant jamais trouvé la façon parfaite (en suivant celle des autres), j’ai finalement accepté que nous sommes NOTRE famille et avons NOS propres façons de faire, qui sont tout autant valables que celles que je vénéraient auparavant. Je me fais davantage confiance et je ne ressens plus le besoin de m’approprier les façons des autres.

Dans le passé, j’ai eu tendance à faire de beaux gros paquets cadeaux aux filles pour notre non-rentrée scolaire, remplis d’une tonne de petits cossins qui finissent toujours par traîner et dont les filles se lassent très rapidement. J’en profitais également pour acheter tout plein de nouveau matériel, de crayons à colorier, etc. Cependant, nous avons toujours réutilisé tout le matériel que nous avons en notre possession avant d’en acheter de nouveaux. Donc nouveau matériel+matériel usagé=beaucoup trop de matériel tout court! Cette année, on y va plus au minimum! Pas de paquets cadeaux, pas de gugusses, pas de cossins, pas de nouveaux crayons de bois pour chacune des filles (et surtout pas de crayons de cire!). Yeah!!! Voici nos achats pour cette nouvelle année scolaire:

  • Ces crayons de plomb
  • Un compas (mais avant de l’acheter je dois essayer notre Thamographe)
  • 1-2 paquets de feuilles lignées
  • Un agenda du Dollarama
  • Cette grammaire
  • Ce dictionnaire de mathématiques 
  • Il me manque cahier d’écriture Pirouette (cursive) pour ma 2e année (les autres cahiers d’apprentissages ont été achetés l’an dernier) ainsi qu’un paquet de sharpies couleurs à pointes fines (les filles sont devenues folles de cette chaîne Youtube de dessins
  • Et la petite touche finale, le magnifique jeu Wildcraft (pour ce jeu, j’ai attendu qu’il y ait un spécial…je l’ai acheté à 50% rabais! Seulement le shipping qui revient un peu cher à mon goût mais bon!).matériel école 2017.jpg

C’est tout! Pas plus compliqué que ça! Presque pas besoin de me déplacer dans les magasins en plus! Le rêve! Nous réutiliserons tous les cahiers  »Canada » que nous avons déjà (qu’ils soient usagés ou non), toutes les vieilles effaces, les bâtons de colle, les cartables, etc. Moins consommer, réutiliser, recycler.

Je vous souhaite à tous et à toutes une superbe non-rentrée en toute simplicité!

Simplifier notre matériel et notre espace d’école

Nous en sommes à notre 7e année d’école maison et les temps changent (par chance!!!). J’ai beaucoup maturé en tant que mère et avec notre tendance minimaliste plus intense des derniers mois, je me suis amusée à faire un inventaire de tout le matériel éducatif que nous possédons. AHHHHHH!!!! Tellement trop de choses!

Mon deuil; troquer des enfants savants contre des enfants heureux.

Je dois me rendre à l’évidence que, malgré tout mon bon vouloir et mon profond désir que mes enfants réussissent à l’école, mes filles ne parleront ni le latin ni le grec et qu’elles ne seront pas parfaitement bilingues pendant leurs années de primaire, que dans le moment elles n’ont vraiment pas envie de parler de la préhistoire, de l’Antiquité ou de Picasso, qu’elles ne rempliront jamais la méga-GIGA ligne du temps qui m’a prit 46 millions de feuilles à imprimer et plus de deux heures à assembler, qu’elles ne termineront jamais nos 39 lapbooks en attente…ok j’arrête là, vous voyez un peu le principe!? Pas qu’elles n’en seraient pas capables, loin de là! Elles en n’ont simplement pas envie! Mon deuil est officiellement fait. Nous ne voulons pas d’enfants savants, mais nous désirons plus que tout des enfants HEUREUX. Donc en terme  »scolaire », étant donné que nos filles préfèrent de loin profiter de la vie, jouer dehors, etc., ce ne sera seulement que les matières obligatoires et le  »supplément » sera au gré de leurs demandes ou de leurs envies.

Sauver temps, argent, espace et ÉNERGIE

Dès que nous recommencerons l’école (le 28 août prochain), les enfants ne feront que leurs cahiers respectifs (un pour chacune des matières) puis au fur et à mesure nous regarderons les besoins individuels de chacune des filles. Pas de feuilles supplémentaires prêtes à l’avance et pas d’activités toutes imprimées. Tellement de projets dorment dans mes classeurs, dans le but qu’une de mes filles aient le grand vouloir de le concrétiser et ce…sans finalement jamais aboutir à quoi que ce soit. Si elles désirent faire un projet quelconque pas de problème, mais rien de planifié à l’avance. Ce sera fait sur le vif! De cette façon, je sauve temps, énergie et argent, tout en n’encombrant pas notre maison.

L’espace

De plus, nous avons décidé, au début de l’été, d’épurer la salle de classe. Plus de bureaux, ni de tiroirs encombrants. Nous avons réinstallé notre sofa et les filles peuvent y faire leurs travaux confortablement. Sinon elles ont à leur disposition la petite table de salon, celle de la cuisine, le plancher, etc. Nous nous sommes donc offert un endroit de  »travail » zen et paisible, avec un minimum de stimuli.

Le matériel

Elles n’ont également qu’un simple panier dans lequel se retrouve leurs effets personnels:

  • cahiers (maths-français-géographie-sciences-anglais)
  • coffre à crayon
  • cartable  »aide-mémoire », avec séparateurs
  • cartable pour l’orthographe, l’écriture et les dictées, avec séparateurs
  • duo-tang pour les verbes

Voici la liste du matériel acheté au fil des années et que nous avons choisi de conserver (donc choses utiles et réellement utilisées):

  • Des blocs base 10
  • Des centicubes
  • Des solides en bois
  • Un pot avec 100 pièces d’un sous
  • Des jetons (ils pourraient cependant être facilement remplacés par les centicubes ou même par les pièces d’un sous)
  • Un tableau représentant les boîtes de dix (aurait tellement pu être fabriqué à la main!)
  • Dictionnaires: Jeunesse (CEC), Larousse 2017(reçu en cadeau),  »mon dictionnaire de tous les jours » 1er et 2e cycle, Larousse anglais-français,  »English to go »(CEC), synonymes.
  • Bescherelle (trouvé usagé)
  • Globe-terrestre interactif (reçu en cadeau)
  • Divers matériel de manipulation pour les mathématiques, imprimé et plastifié trouver sur ce magnifique blogue.
  • Et nouveauté cette année, deux  »dictionnaires » des éditions CEC: Mes mathématiques jeunesse primaire ainsi que la Grammaire jeunesse primaire.école maison matériel4.jpg

Pour ce qui est des programmes et cahiers, nous choisissons d’utiliser le moins de choses possibles. Chacune des filles utilisera le même programme pour chacune des années.

  • Maternelle: Raconte moi l’alphabet, Raconte moi les sons
  • 1re et 2e année: Alphabétik, Raconte moi les sons, Chante moi les sons, Enquête au village des sons (cahiers 1 à 3) et Numérik (français et maths).
  • 3e et 4e année: ZigZag et TamTam (francais-maths) ainsi que BiZZ! et Panache (sciences et géographie/histoire).
  • 5e et 6e année: Arob@s et Décimales (français et maths) ainsi que BiZZ! et Escales (sciences et géographie-histoire).école maison matériel
  • Pour l’orthographe:
  • Pour les verbes, nous utilisons les documents de planification et de travail disponibles sur ce merveilleux site. Les filles se font un  »Bescherelle » maison, tout au long de l’année. Elles le commencent à partir de la troisième année. J’avais également eu la chance de trouver le petit cahier  »Je m’entraîne-Conjugaison » au Dollarama il y a quelques années. Nous l’avons bien apprécié et le réutiliserons au cours de l’année.
  • Pour l’anglais, on y va à partir des sites internet Duolingo et Reading Eggs. Les filles regardent avec passion la série The Saddle Club, elles suivent les paroles de chansons à l’écrit, nous échangeons du vocabulaire au cours de la journée et utilisons parfois les document  »A little bit of everything », Picture Dictionary et Croque-Anglais.  Sans plus. C’est terminé la pression à ce niveau là!

Et voilà  notre matériel scolaire de la maternelle aller jusqu’à la sixième année primaire! Il y a moyen de ne pas se ruiner à faire l’école à la maison, lorsque vient le choix des programmes à utiliser et d’avoir la tête tranquille à savoir que nous couvrons toutes les notions nécessaires. Si j’avais pu comprendre cela bien avant!

Bonne non-rentrée à tous!

Simplifier notre organisation d’école-maison

Temps et argent

Il m’a été très facile de me perdre dans cette facette de notre vie qu’est l’école à la maison. Les idées surgissant tellement de partout, je me suis rapidement laissé influencer et je me suis fait le devoir de trouver, créer et acheter le plus de matériel possible, simplement parce que je croyais que mes enfants apprendraient surement mieux avec toutes ces choses. Mon désir de vouloir plus-que-bien-faire prenait TOUTE la place; et quand je dis TOUTE la place, c’est que mes journées entières y étaient consacrées, mes veillées, mes fins de semaine, mes étés, etc. Pas de break, toujours le nez dedans. De blogues en blogues, de sites internet interminables d’un bout à l’autre du globe en passant bien évidemment par Pinterest, de boutiques de matériel éducatifs aller à mon panier imaginaire Amazon (et parfois pas si imaginaire que ça!…outchh le porte-feuille!), j’étais toujours à la recherche d’idées encore meilleures que les meilleures! Heureusement, je me suis rendue compte au fil du temps, que cette façon de procéder n’était plus pour moi.

Les années précédant celle que nous venons de terminer (qui a été néanmoins tellement surchargée en émotions de tout genre et qui m’a forcée à modifier ma perception des choses), je me garochais à planifier des tonnes d’horaires (casse-tête perpétuel dans ma tête), comment organiser notre salle de classe (idées de rénos mon chéri!), des projets d’arts à pu finir (mes filles doivent vraiment connaître par coeur la vie de Monet!), des lapbooks ($$$feuilles d’imprimante$$$), des feuilles amusantes et hyper colorées ($$$ encre d’imprimante$$$) cherchées pendant des heures sur internet pour ensuite être plastifiées et découpées puis ornées de petits velcros (NON MAIS!!!). Ces superbes-bonnes-meilleures-idées-du-monde, pour lesquelles j’ai accordé tellement de temps, d’énergie et d’argent ne plaisaient pas nécessairement aux filles; et quelle déception cela m’a apporté de constater leur manque d’intérêt envers mes petits bouts de cartons plastifiés. Mais pourtant, à ce que je voyais sur les photos des autres mamans blogueuses ça plaisait à LEURS enfants!!??? Maintenant, c’est assez! Je me suis rendue à l’évidence que mes filles n’ont réellement pas besoin de tout cela et que moi, j’ai vraiment d’autres choses à faire! (Il n’est jamais trop tard!) Dorénavant je minimalise TOUT ce que je fais!

Arrêter de chercher alors qu’on a déjà ce qu’il faut!!!

Je me suis domptée à ne plus aller fouiner sur les sites des différentes maisons d’éditions. Toujours me remettre dans le doute qu’il existe un nouveau-meilleur-super-ultra programme et que je dois absolument nous le procurer afin d’offrir le MEILLEUR à mes enfants…non c’est terminé! La maman est pu capable! J’ai décidé que nous allions faire avec ce que nous avons déjà sous la main et que si jamais l’une des filles rencontre un problème avec les programmes que nous possédons déjà, nous serons tout simplement plus imaginatives. Nous avons fait un grand ménage et débarrassé (vendu, donner ou jeter) TOUT ce qui n’avait jamais servi, ne servira plus ou n’était plus en bon état de servir. Que ce soit des jeux, des activités plastifiées (oui celles avec les ‘tits velcros tout mignons!), des cahiers ou livres…TOUT a débarrassé la place. Résultat: pas besoin d’agrandir la maison ni de construire une nouvelle bibliothèque (TA bonne nouvelle chéri!!).

Minimiser le temps d’école

Nous tentons de faire l’école qu’en avant-midi. Point. Parfois après le dîner, nous faisons un 30 minutes de sciences ou d’histoire, mais sans plus. De toute façon après un avant-midi complet, elles en ont vraiment assez! Nous nous concentrons cependant à BIEN faire lecture/grammaire/écriture/conjugaison/ orthographe/mathématiques/géo-histoire/sciences/. La lecture n’est plus un problème chez-nous! (je n’y croyais tellement plus et pourtant ça y est!!!) Mes filles lisent sans arrêt et à mon grand bonheur!!! (le seul point négatif dans cela, être obligé d’aller à la bibliothèque pas mal plus souvent!) Les filles font leur école en avant-midi et ensuite elles passent leur temps à l’extérieur, sur la ferme, à s’amuser librement, à créer des choses, aider aux tâches, lire à l’ombre du grand sapin, recevoir des amis ou simplement profiter du temps. Donc je pense leur offrir le meilleur des entre-deux!

Accepter que l’école maison c’est aussi rester à la maison!

Les filles font de la survie en forêt 6 heures par mois ici même sur notre terre avec leur mentor et elles poursuivent leur cheminement en mieux-être facilité par les chevaux dans une écurie à 30 minutes d’ici, 1 fois aux deux semaines en alternance avec différentes activités avec un groupe d’amis d’école-maison. Ajoutez à cela tous les rendez-vous divers pour une famille de 6 personnes, les anniversaires, les célébrations, les visites chez les amis, les imprévus, alléluia!

Nous avons fait le choix de n’avoir qu’un seul salaire. Nous avons fait le choix d’avoir une ferme, une terre avec des animaux et des jardins nécessitant beaucoup de notre temps et de notre présence ici. Nous avons fait le choix que les enfants ne feraient pas d’activités parascolaires en fin de journée ou en soirée, ni la fin de semaine. Nous jugeons que ce qu’elles font déjà est amplement suffisant! Elles ont la chance d’avoir du temps de LIBERTÉ. J’ai dû me rendre à l’évidence que notre famille ne pouvait pas se permettre de passer quatre ou cinq jours par semaine en sorties, que ce soit à cause du côté monétaire, ou même de la fatigue qu’engendre ce genre de semaines, ou simplement du fait que nous ne pouvons pas mener ce type de vie à cause du facteur  »temps ». Notre école-maison se fait en grande partie sur notre petit bout de terre et elles y apprennent tellement de choses qu’elles ne pourraient apprendre ailleurs qu’ici.

Il est si facile de se comparer avec les autres familles qui réussissent à faire toutes les sorties inimaginables en une seule année, mais nous avons conclu que ce n’était pas pour la nôtre. Et c’est correct ainsi! Cessons ces comparaisons et acceptons avec joie et paix la Vie qui nous est offerte. Chaque famille et chaque style de vie est différent, tout comme le fait que notre école-maison soit unique. Profitons de cette richesse de diversités et échangeons tous ensemble notre savoir au lieu de nous comparer!

Alors voilà les grands points sur lesquels nous avons décidé non seulement de simplifier, mais surtout d’accepter que ce soit maintenant ainsi que nous vivons notre vie. Minimiser les pertes de temps et se concentrer sur l’essentiel résulte beaucoup moins de stress et beaucoup plus de plaisir! Prochaine étape: MINIMALISER LE MATÉRIEL D’ÉCOLE.

Signature1

 

Simplicité et minimalisme

Il y a quelques années, nous avions entreprit une fin de semaine de 3-4 jours en vélo-camping. Quelle aventure tout à fait incroyable ce fût! Nous avons réellement eu énormément de plaisir, non seulement pendant le trajet, mais également pendant toute la préparation. Nous avons ressenti une très grande satisfaction de voir que nous pouvions aisément vivre avec si peu de choses! Dès lors, l’idée de minimaliser nos avoirs commença à germer.

Quelques temps après vint la préparation pour la vente de notre maison. Nous désirions offrir aux visiteurs une maison épurée, malgré tout le bagage des six personnes vivant sous notre toit! Nous avons très tôt commencer à vider les pièces de tout ce qui ne nous était pas concrètement utile au quotidien. Nous avons remisé le tout dans notre remorque fermée. Nous avons vécu comme cela pendant plusieurs mois et nous avons été grandement surpris de constater que toutes ces choses dormaient là, sans même que nous ayons besoin d’aller les rechercher au besoin. Nous en avions tout simplement PAS BESOIN!

Suite à ce déménagement ici sur la ferme, j’ai constaté à quel point je ne pouvais plus consacrer une grande partie de mon temps pour le ménage, le lavage, les repas, l’organisation générale, le rangement, etc. C’est alors que j’ai commencé à épurer davantage, à donner, vendre ou même jeter lorsque nécessaire. Le but étant très simple: ne pas posséder des choses inutiles, en double, qui ne servent pas ou qui sont brisées et inutilisables donc ENCOMBRANTES pour rien!

Je suis toujours à l’affût de solutions pour nous simplifier la vie. Je me suis rendue compte que le fait de posséder moins d’objets m’empêche de devoir ramasser à l’infini ou de continuellement avoir à trouver une nouvelle façon de ranger (d’agrandir de l’intérieur comme on dit!). Même un ménage  »virtuel » fait un bien énorme! Les favoris, les courriels en trop, les dossiers non-utilisés, etc. L’ordre et la simplicité font une grande différence! Ce mouvement minimaliste touche également d’autres facettes de notre vie: notre façon de consommer en général, être toujours de plus en plus écologique, notre façon de dépenser nos sous, le choix des produits, etc.

Dans les prochains articles, je vous présenterai de quelles façons notre famille de six personnes a minimalisé et simplifié sa façon de préparer les repas, le lavage, sélectionner les jouets, faire l’école à la maison, simplifier le matériel d’école, organiser la maison, choisir les vêtements, etc. Et vous? Avez-vous commencé à vous simplifier la vie? De quelle façon? Au plaisir de vous lire!

Signature1

 

 

 

Surprise de la Vie…

Il y a de ces surprises de la Vie qui nous remplissent le coeur d’une joie immense, d’un bonheur profond. Parfois des surprises à double sens, qui sont à la fois plaisantes et troublantes. Des surprises vraiment pas agréables. Et il y a ces surprises de la Vie que nous pouvons appeler…ACCIDENTS. Accident dans le sens qui n’aurait jamais été possible de prévoir, de prévenir, d’empêcher. Accident dans le sens  »grave » du terme. Accident comme nous n’avions jamais pensé que cela pourrait arriver, arriver à l’une de nos filles. Nous l’avons vécu en mars dernier.

Notre deuxième fille, Juliette, pendant un après de jeu dans la forêt, a perdu pied du haut d’une colline de sable, ayant dans la main gauche des branches. En tombant, elle a probablement tenté de se protéger, mais l’une des branches est allé transpercer son oeil. Elle a jusqu’à maintenant trois opérations à son actif, des tonnes de gouttes et un million de contre-indications! Elle est maintenant dans l’attente d’une future opération afin de terminer le travail, qui espérons, lui donnera la chance de retrouver la vue de son oeil gauche.

J’ai la Foi. Juliette et moi avons la Foi. Depuis les tous premiers instants. Depuis la balade en ambulance, pendant l’attente à l’urgence, juste avant de rentrer au bloc pour la première fois, etc. Nous savions et ressentions profondément que Dieu était avec nous. Nous avons la Foi. C’est un accident et nous n’y pouvons rien. Nous savons que cet événement lui est arrivé car il est totalement à la hauteur de ce qu’elle est capable de surmonter. Et elle le fait avec brio. Et de ce fait, nous avons tous un petit quelque chose à retenir, chacun à notre façon.

Jamais je n’aurais pensé vivre une telle chose dans ma vie. Mais je suis fière et surtout privilégiée d’être la maman de cette enfant. Chaque soir, lorsque je me couche près d’elle, je ne peux m’empêcher de verser une larme, une larme de fierté. Et ensuite, je ne peux m’empêcher de songer à toutes ces familles qui vivent des situations semblables, tous ces parents qui accompagnent leurs enfants dans la maladie, la souffrance et qui le font la tête haute, avec un coeur rempli de larmes. Une pensée également à tous ces frères et soeurs qui voient un des leurs dans une situation qu’ils ne comprennent peut-être même pas et qui souffrent eux aussi, à leur façon.

Signature1

L’envers du décor

*Suite à la publication de mon amie Katherine ayant pour titre  »Ce qui ne paraît pas », j’ai décidé de vous faire part, l’espace de plusieurs lignes, de ce qui se cache plus souvent qu’autrement derrière mes belles photos Instagram, mes beaux profils Facebook, mes inspirantes publications ici sur le blogue. Je tiens à préciser que ceci est écrit avec du recul, en toute honnêteté, sans prétention, avec l’immense conviction que je suis une bonne maman remplie d’une tonne de défauts et d’imperfections, mais remplie de tout l’amour du monde pour mes enfants. J’adore mes enfants. J’écris au JE car je n’implique réellement personne d’autre dans ces propos. Ceci est MA réalité, de certains jours  moins faciles, mais je pense que plusieurs mamans s’y retrouveront également…Et en aucun cas, je ne ciblerais volontairement qui que ce soit de façon personnelle par l’entremise de ce texte. Si j’avais quelque chose à vous dire personnellement, ce serait déjà fait. 🙂 

FAIRE LE CHOIX

Être maman à la maison…un choix que nous avons fait il y a de cela 11 ans…Jamais je n’aurais pu me douter de ce qui nous attendait!

Être maman à la maison et décider de devenir également parent-éducateur…ah bin là! On oublie les scénarios, rien ne pouvait être plus imprévisible que ce qui nous attendait…et qui nous attend toujours. Lorsque nous avons prit cette importante décision, mon conjoint et moi, il est sans dire que nous désirions faire tout ce qui était en notre possible pour BIEN faire le tout. Et quand je dis BIEN faire, c’est réellement offrir le 150% de nos capacités à nos enfants non seulement pour leurs vies, mais en plus dans ce que l’on appelle leurs apprentissages académiques. Dans mon cas de MAMAN à titre officiel, offrir mon 150%, signifie au fil du temps à y mettre trop souvent ma santé (vive les multi-vitamines), mon énergie (c’est certain que se coucher passé minuit surtout quand les p’tits s’endorment à 19h n’aide pas non plus), mes passe-temps (kessé ça?!?) et même parfois mon couple (ouin, désolée mon amour) à profit.

C’est réellement très difficile à décrier ou faire comprendre aux personnes qui nous entourent la complexité de notre quotidien; et c’est surtout pour cela que nous le faisons que très rarement. L’isolement devient alors acquis et parfois très nuisible. Éduquer à domicile est NOTRE choix. Oui. Cependant, il faut être conscient que ce n’est pas parce que nous faisons ce choix que nos journées ne peuvent pas nous sembler très difficiles, pénibles, voir même carrément l’enfer. Une personne allant travailler à l’extérieur a le droit de chialer sur son travail, sur la route, sur ses collègues et pourtant…elle a aussi fait ce CHOIX. Donc, nous devons nous donner le DROIT de trouver que parfois, tout ça n’est vraiment pas évident!

LA FAMEUSE  »MAUVAISE » JOURNÉE TYPE

En une journée, voir même une matinée, nous pouvons passer par des tonnes d’émotions, régler le sort de presque la Terre entière et régler des problèmes inimaginables.Je dois constamment motiver mes troupes en répétant sans cesse à voix haute:  »Si tu arrêtais de niaiser, tu terminerais tellement plus vite! » Il y a de la chicane dès le lever et je ne cesse dès lors de me demander qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour que cela soit ainsi?!! Une grande fille plutôt arrogante pour son âge, me faisant toujours sentir comme la plus pire des mères de la planète (et elle ne se gêne pas pour me le dire carrément! et là je me demande si c’est un reflet de moi-même…suis-je si pire que ça?), une petite de 2½ ans qui veut absolument se servir à même la pinte de lait, sans son verre, et qui déverse le tout par terre (c’était un sac flambant neuf!), une belle de huit ans un peu trop dans son imaginaire qui fait brûler le bot de son crayon à même l’ampoule de sa lampe de bureau, une cocotte de 6 ans avec un trop plein d’énergie et une envie démesurée d’avoir du fun. Toutes avec des personnalités tellement différentes…ça ne peut faire autrement que des flammèches, non?!

Il y a beaucoup de chicane..on me dit souvent que c’est normal! Ils font tous cela! Mais MOI, je trouve cela réellement pénible, voir même totalement troublant de voir ma progéniture se chamailler, se chicaner, se battre aux coups SANS ARRÊT. Elles stoppent leurs travaux pour aller déchirer la feuille de l’autre, pour passer tout près et donner un petit coup de coude, pour péter une coche et se mettre à crier les unes après les autres. On rajoute à cela, un refus catégorique pour ne PAS faire la feuille de fractions, lancer un cahier par dessus bord ou une crise inattendue car il n’y a aura pas de temps d’ordi à l’horaire aujourd’hui!

La petite, toujours bien accroché à ma jambe, qui ne veut pas faire de casse-tête, pas dessiner , pas jouer avec ses bonhommes, pas regarder de livre, pas faire une des dix millions de petites activités préparées dans de beaux petits sacs individuels (fait exprès pour ce genre de situation qui semblait pourtant la meilleure idée au monde sur Pinterest!) et qui décide finalement qu’elle a envie de pipi et n’a pas tout à fait le temps de se rendre à la toilette…Et moi de savoir pertinemment que dès que je vais quitter le bureau des filles, pour aller ramasser ce superbe gros pipi qui est en train d’entrer dans les craques de mon beau plancher trop droit de maison de 75 ans et qui coule assez rapidement vers une autre pièce, que le bordel perpétuel recommencera et qu’elles ne prendront pas ce précieux temps pour s’avancer, tout doucement, afin de terminer pour UNE fois avant l’heure du dîner afin d’aller profiter du superbe soleil à l’extérieur (parce que non, nous ne réussissons presque jamais à aller dehors en avant-midi!).

Il y a toutes ces fois où je tente de me cacher dans mon bureau, une larme à l’oeil,(voir même pas mal de larmes) à sans cesse me demander  »Mais pourquoi je fais tout ça? Ça donne rien. C’est carrément ridicule. Je pourrais faire tellement autre chose de MA vie. Il y a tellement de projets que je mets sur la glace, en attente de ces jours où je serai seule à la maison. Je dois être la seule qui se sent comme ça, complètement perdue et désespérée. Nous serions supposé avoir du plaisir, en profiter, jouer, ne pas se soucier de rien, etc. » Et là, je me met à CULPABILISER parce que je me sens comme ça! Et vous savez, de ces journées, il y en a des tonnes dans une année! Et ce qui me tue le plus, c’est qu’il n’y a presque jamais de congé pour ce sentiment de culpabilité. Quand ce n’est pas de la culpabilité à cause de mes propres ressentis, c’est que je me mets à croire que je n’en fais pas assez pour elles, que je n’offre pas assez de matériel, d’expériences éducatives, de visites d’amis, que nous ne faisons pas assez d’arts, de projets, que leurs échecs sont de MA faute, que je ne leur fait pas apprendre le grec ou le latin, et je vous épargne tout le reste (c’est assez déprimant comme ça!).

Je me mets alors à penser à toutes les mamans d’école-maison que je connais (personnellement ou virtuellement) et que je trouve tout simplement juste trop WOW!!! Vous savez, ce type de maman qui ne cesse de nous impressionner? Celles qui ne semblent jamais fatiguées, qui font des tas d’activités aux quatre coins du pays, qui planifient des projets tous plus flyés les uns que les autres, celles qui organisent des superbes voyages en famille, celles qui semblent totalement tout le temps sereines, celles qui ont un calme fou avec leurs enfants pendant toute une journée lors de sorties de groupes, celles qui offrent à leurs enfants du matériel auquel je ne pourrais même pas imaginer mettre pour le fun dans mon super panier virtuel Amazon, celles qui s’entraînent et qui prennent soin de leur propre corps, celles qui semblent pouvoir tout faire  »fitter » dans une seule journée et qui réussissent à offrir un temps de qualité à leur couple….Et c’est là que je quitte le moment présent et que je me mets à ENVIER et songer à  »Si ça serait comme ça… ». C’est tellement malsain. Quelle punition je m’inflige!

Vient ensuite la COLÈRE, de ma part. La colère de penser ne pas bien gérer le tout, de sentir que je ne suis peut-être pas à la hauteur.De perdre le contrôle de ce qui se passe, que ce soit dans ma maisonnée ou dans mon coeur. Il y a même de ces pensées qui me viennent en tête et me font frissonner. Je ne peux même pas comprendre comment cela se fait que je puisse parfois songer à tout sacrer là et m’en aller. Les laisser se débrouiller carrément toutes seules ou penser les embarrer dans leur chambre afin d’avoir ne serait-ce que 15 minutes de tranquillité, pas de bruit, pas de chicane, pas de  »Maman qu’est-ce que tu as dans la bouche…ça sent le chocolat!??! », pas de  »Mammmmman….ma soeur m’a regardé de travers », pas de hurlements de désaccord, pas de vision de mes filles en train de se frapper entre elles pour une simple efface…Parfois, je me vois même retourner travailler, ou même m’en aller tout bonnement et laisser leur pauvre papa dealer avec tout ça, ne serait-ce que pour 24 heures, simplement pour partager cette peine, pour me sentir l’espace d’un instant…comprise.

Non pas que leur papa n’est jamais là. Au contraire. Il est vrai par contre qu’il travaille à l’extérieur plus de 48 heures/semaine, que pendant les saisons plus froides il en profite pour faire des heures supplémentaires afin de nous simplifier un peu plus la vie pour les saisons plus chaudes. On n’a pas le choix; nous avons seulement un salaire mais nous avons le grand privilège d’avoir cet emploi stable. Nous sommes des privilégiés. Je le sais. Mais après certaines journées pénibles, où je me sens carrément comme une moins que rien, pas peignée, découragée, démotivée, encore vêtue de mon pyjama à 15h00, que je réalise que nous ne sommes pas encore allées jouer dehors (car il FAUUUUT aller jouer dehors c’est bon pour le moral dit-on!), mais que ça ne me tente tellement pas de remettre pour la millième fois les mitaines de la petite, de voir une grande lancer une balle de neige pas mal trop dure dans le visage d’une de ses soeurs et de simplement devoir ENCORE songer à une conséquence positive à lui donner, de voir une autre tomber en bas de la pente enneigée, d’en entendre une autre brailler sa vie parce que le chien est parti avec sa rondelle de hockey et qu’il faudra de toute façon que je rentre à 15h45 avec la toute petite (qui ne voudra assurément pas rentrer avec moi, qui fera fort probablement une crise et que les grandes au lieu de profiter de leur liberté, chialerons à leur tour pour nous suivre) afin d’aller préparer un souper (que la toute petite voudra absolument m’apporter son aide afin de le préparer en un temps record!), un souper disais-je, dont la plupart des enfants n’aimeront pas et rouspéteront tout le long du repas. Que je passerai e 15 de  »repas en famille » à répéter que nous sommes chanceux et qu’ils y a des millions d’enfants dans le monde qui n’ont pas la moitié de leur chance. Qu’il me restera ensuite à tenter de faire la vaisselle (et je parle ici seulement de laver et même pas d’essuyer…chose que j’ai abandonné avec les années), de gérer toutes les douches (ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de bébés que l’heure du bain est plus évidente! Et oui, il faut les motiver pour ça également!), de faire un 5 minutes de Pinterest sur le coin du comptoir (en me disant que j’ai quand même le droit de me gâter un peu), en me faisant regarder comme une extra-terrestre par mes enfants qui réussissent à me faire sentir coupable, qu’elles ne se trouvent pas d’activité plaisante, calme et amusante avant d’aller se coucher, qu’elles préfèrent de loin se chicaner, que je me fais en plus demander si j’ai le GOÛT de lire huit millions de chapitres du livre que nous avons commencé il y a deux mois et qui n’est toujours pas terminé car je ne réussie jamais à placer un mot sans me faire interrompre et que LÀ…Papa arrive et me demande son fameux:  »Comment ça va? » …Mmmmmmm….ma réponse ne lui plaît pas souvent . Parfois je ne réponds même pas. Et après que chacune des filles se soit levé au moins 2 fois, pour le 4e pipi, le 5e verre d’eau, la célèbre phrase  »Maman j’avais oublié de te dire… », que j’ai réussi à aller prendre ma douche avant 22h et que je m’assoie tout près de mon amoureux, je peux ensuite lui répondre:  »Ouais, ça pas été si pire que ça aujourd’hui ». Et le pire, c’est que je le pense!

Alors, chères mamans d’école-maison, nous devons nous unir, faire face aux tabous, accepter que tout est loin d’être parfait et que tout ne sera jamais parfait. Il faut cesser de culpabiliser. Il faut vivre dans LE moment présent et cesser une fois pour toute de songer toujours à  »Si ça serait autrement… » Brisez la solitude chères mamans, trouvez une ou des mamans qui vivent une réalité semblable à la vôtre, qui partagent les mêmes valeurs que vous, qui ne jugent pas et échangez avec elles. Discutez, videz votre coeur, vos pensées. Aller chercher ce type de support est à mon avis PRIMORDIAL.

Il faut également cesser de penser que ce que l’on voit ou lit sur les blogues, les sites, Pinterest ou Facebook est la VRAIE vie en tout temps! C’est tellement faux! Mais un blogue ou un Facebook est un endroit où l’on a du plaisir à partager ce qui nous rend HEUREUX, au travers de journées qui sont parfois tellement difficiles. Parfois, le partage d’une simple photo sur les médias sociaux, suivi de gentils commentaires m’aide à traverser ma solitude et m’encourage à continuer. C’est comme une légère brise d’air frais, ou une petite tape dans le dos pour m’aider à poursuivre ma journée plus positivement. Mon blogue est un recueil de beaux souvenirs et le fait de le mettre en ligne me permet d’échanger avec des gens de partout sur la planète, de partager également nos idées, nos connaissances, des encouragements ou du support moral.  Lorsque j’y retourne pour regarder nos photos ou lire nos beaux moments, wow!…ça ME fait tellement de bien et je finis, l’espace d’un moment, par oublier cette mauvaise journée. Par contre, je vous en prie, ne prenez pas pour acquis que ce que vous voyez soit la perfection. La vraie Vie est tellement loin de la perfection! Croyez-moi. Mais après cette-plus-que-trop-longue-publication, vous connaissez maintenant une infime partie de l’envers de notre décor! 🙂

Signature1

Juillet est passé…déjà!!!

Le mois de juillet a passé si rapidement. Il y a tant de choses que nous voulons accomplir! Nous passons une très grande partie de nos journées dans le jardin ainsi que dans la cuisine! Les cornichons et les pois sucrés remplissent bien mes journées! Je me suis également lancé dans la peinture de notre salle de classe ainsi que la restauration de notre vieille armoire antique (et le tout doit être finalisé avant que l’école ne recommence bien sûr!). Bref, l’été file à une vitesse folle et on sait tellement que tout ne sera pas fait. Une journée à la fois… Voici une petite partie de notre mois de juillet:

juillet9juillet10Récolte de fines herbes et de pois sucrés.juillet11

juilllet1
Basilic qui sera transformé en pesto, ou déshydrater, ou conservé dans l’huile.

juillet14

juillet13
Malgré la détestable présence de la piéride du chou, nous avons sauvé les brocolis!!!
juillet12
 »Juste les bleus!!! »

juillet8

juillet7
Meilleure solution trouvée jusqu’à maintenant contre la piéride du chou!

juillet5juillet4juillet2

juillet3
Problèmes et tentatives de solutions avec les poivrons et piments. ça ne peut pas toujours être parfait! On va bien finir par trouver une solution!
juillet
Je déteste peinturer! Et quel bordel! Mais le résultat sera très bien!

juillet6Signature1